En théorie, oui.

Les normes ISO le permettent et l’ACV a été conçue pour pouvoir intégrer des scénarios d’usage et leurs conséquences systémiques.

Mais en pratique, c’est très rarement réalisé : modéliser les effets rebonds de manière robuste nécessite des scénarios prospectifs complexes et coûteux, et les guides sectoriels dérivés de la norme ISO ont progressivement abandonné cet aspect pour simplifier la mise en œuvre.

Il existe une exception notable : l’Empreinte Projet ADEME, qui a spécifiquement conservé cette dimension et permet d’évaluer les bénéfices environnementaux d’un projet en intégrant les effets rebonds potentiels. C’est aujourd’hui la méthode de référence en France pour les projets qui souhaitent une vision complète et honnête de leur impact net.