Cela dépend de l’usage que vous souhaitez en faire.
La norme ISO 14040 est explicite sur ce point : « L’utilisation des résultats d’une ACV à l’appui d’affirmations comparatives soulève des problèmes spécifiques et rend nécessaire une revue critique. » Autrement dit, dès lors que votre ACV est comparative et destinée à être rendue publique — par exemple pour démontrer qu’un produit est moins impactant qu’un concurrent — une revue critique est obligatoire.
La norme ISO 14044 va plus loin sur la forme : « Afin de limiter les malentendus possibles ou les effets négatifs sur les parties intéressées extérieures, un comité de parties intéressées doit réaliser les revues critiques. » Ce comité doit être composé d’au moins trois personnes — ce qui est plus exigeant et coûteux qu’une simple revue par un expert indépendant unique.
Pour une ACV conforme ISO non comparative rendue publique, la vérification par un tiers n’est pas obligatoire. Elle renforce néanmoins significativement la crédibilité de votre démarche et vous protège juridiquement face à la réglementation sur les allégations environnementales, en plein renforcement en France comme en Europe. Dans le secteur du bâtiment, la question ne se pose pas : les arrêtés de 14 décembre 2021 relatifs à la déclaration environnementale des produits et à la vérification de ces déclarations impose de communiquer les performances environnementales des produits de construction et de décoration via une FDES, laquelle doit obligatoirement être vérifiée par un tiers accrédité.
