Pas automatiquement. L’économie circulaire — recyclage, réemploi, réparation — réduit en général la pression sur les ressources, mais ses bénéfices environnementaux réels dépendent des conditions concrètes de mise en œuvre. Un facteur souvent sous-estimé est le transport : acheminer un produit de son lieu de fin d’usage jusqu’à son nouvel usage, en passant par des étapes de stockage et de reconditionnement, peut générer des impacts significatifs.
La règle est simple : plus le produit recyclé, réemployé ou réparé a de la valeur plus la distance de transport que le système peut « s’autoriser » tout en restant vertueux est grande. Un composant électronique de haute valeur supporte des distances de transport bien plus longues qu’une palette de parpaings.
De même, un processus de recyclage très énergivore peut parfois générer plus d’impacts qu’une production neuve à partir de matières premières abondantes. Seule une ACV permet de vérifier objectivement le gain environnemental réel d’une démarche d’économie circulaire.
